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Articles de la rubrique "Le site de Pascal Ruiz"
Adieu Marguerite
Mardi 04 Novembre 2008 à 12:00 Publié par nobeline dans Le site de Pascal Ruiz La Marguerite Terre vient de perdre un pétaleSoeur Emanuelle s'est fanée.Il subsiste pour nous souvenir d'elle, la senteur de son sillon terrestre.Dans la cité des hommes, cette femme montrait l’exemple. Elle tentait de quérir l’attention de ses frères pour donner de l’amour aux plus faibles, aux plus démunis.
Elle ne cessait de parler en premier de la misère des enfants, c’était son credo, sa foi, sa prière. On offrant son existence, elle devenait l’hostie de son engagement, c’était sa croisade sans arme, sans haine, avec l’amour pour vaincre le désespoir. C’était intuitif chez elle, elle soulevait le couvercle des secrets qui font, d’une créature humaine, un être humaniste.
Il est dit que la femme a été sculptée avec une côte de l’homme, je crois que Dieu a pris la meilleure des siennes pour ciseler, parfaire sœur Emmanuelle.
Cette femme n’avait pas la solitude en couronne, elle détenait la clef royale des lois humaines « AIMER » et dans la forêt de nos égarements, elle montrait le chemin qui mène à la paix.
Ceux qui l’abordaient quittaient le masque tristesse, balafré d’égoïsme, pour couvrir leur visage d’un sourire et offrir leur bras en guise de refuge.
Elle avait le don d’offrir de l’amour, cette richesse qui s’amenuise et nous fait tous des mendiants d’un peu du cœur de nos concitoyens.
« Donner » est un verbe qui se conjugue rarement, dans les arcanes des temps qui sévissent.
« Prendre » devient un leitmotiv pour une classe d’humains, esclaves du matérialisme.
Pourtant, vivre est un troc d’offrandes, ne pas attendre que l’on nous demande pour distribuer. Mais aller au devant des plus démunis, les bras chargés de bonté. Une présence d’amour dans la détresse d’une personne brisée, est un soutien précieux.
Il faut ne pas se cloîtrer dans un individualisme, qui n’est pas la vérité, pour remplir une vie de souvenirs et magnifier notre raison d’être.
Sœur Emmanuelle ne se lamentait pas de son sort, non ! Elle pleurait de ne pouvoir donner plus de lumière autour d’elle. Elle souffrait de savoir que les enfants, à la nuit venue, s’endormaient pauvres et avec l’aube nouvelle se réveilleraient plus pauvres d’un jour de notre délaissement.
Elle était seule avec les victimes de la vie.
Les manuscrits des religions veulent exorciser le chaos des différences, mais peu à peu nous pénétrons dans les ruelles maléfiques de Sodome et Gomorrhe.
Nous pouvons, comme sœur Emmanuelle, devenir les scribes d’une bible où la métamorphose de nos habitudes serait le bon levain de demain.
Soyons, à l’égard des plus dénués d’amour, autodidactes des bons comportements, la fraternité sera alors le blé du pain de chacun
Et c’est vrai, tous nos aïeux,
Se savaient fils de Dieu.
Alors, donnons un bonjour
Débordant de signes d’amour.
Prenons des cieux,
Non ! des adieux,
Mais le reflet d’une attente,
Celle des prières ardentes,
De sœur Emmanuelle.
Elle porte, de l’amour les ailes.
Offrons, jusqu’à en mourir,
Le geste qui puisse embellir.
Pascal II 21.10.2008.
Nom de baptême : Madeleine Cinquin ENGAGEMENT :
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